Autour de certaines sources hydrothermales, des tubes abritent les vers Riftia pachyptila. Leurs panaches rouges se déploient là où de l’eau chargée en minéraux sort du fond. Ce paysage ne reçoit pas la lumière dont dépend directement la photosynthèse.
Les vers adultes tirent leur nutrition de bactéries symbiotiques qui utilisent des composés soufrés. Au lieu de capturer un repas comme beaucoup d’animaux, ils hébergent ainsi des partenaires capables d’exploiter la chimie de leur environnement. Le panache peut se retirer dans le tube lorsqu’un prédateur approche.
Si l’activité hydrothermale s’interrompt, une colonie peut disparaître. D’autres sources nouvellement apparues sont colonisées par des larves, parfois très loin. Les chercheurs étudient encore la manière dont elles rejoignent ces lieux. La taille du ver ne rend donc pas son existence indépendante : elle reste liée aux bactéries et à l’activité du fond marin.
Ce que l’on sait
Nutrition par symbiose chimiosynthétique ; déplacement et repérage des larves encore étudiés.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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