Un corps sombre, de grands yeux et une membrane entre les bras : Vampyroteuthis infernalis porte un nom qui prépare à rencontrer un prédateur effrayant. Pendant longtemps, les biologistes ont pourtant peiné à comprendre son alimentation. Les contenus d’estomac des spécimens remontés à la surface livraient des indices difficiles à interpréter.
Des chercheurs du MBARI ont associé vidéos sous-marines, observations d’animaux vivants et examens microscopiques. Leur étude publiée en 2012 décrit une collecte de débris organiques. L’animal étend de fins filaments, y capture des particules puis les rassemble avec du mucus avant de les porter à sa bouche.
Sa nourriture appartient à la « neige marine », ces restes qui descendent depuis les couches supérieures de l’océan. Le nom évoque le sang ; les observations montrent surtout un consommateur de matière déjà détachée du vivant. Dans un milieu pauvre en oxygène, ce régime accompagne un mode de vie économe. Le détail le plus inattendu n’est donc pas une attaque, mais la patience d’un animal qui attend que son repas lui tombe dessus.
Ce que l’on sait
Régime principalement détritivore ; ne signifie pas qu’aucun petit organisme vivant ne puisse être ingéré.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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