Pour tenir un objet, on imagine des doigts ou deux branches métalliques. Les pinces optiques utilisent autre chose : un faisceau laser focalisé. Dans les bonnes conditions, la lumière peut retenir un minuscule objet et permettre sa manipulation sans pince matérielle autour de lui.
La technique développée par Arthur Ashkin repose sur les forces exercées par la lumière. Elle fonctionne à l’échelle microscopique et a trouvé des applications aux systèmes biologiques. Des cellules et de petites billes peuvent être étudiées dans un piège lumineux adapté.
Une bille attachée à une molécule sert aussi à mesurer des forces infimes. Les chercheurs ont ainsi examiné le déplacement pas à pas de moteurs moléculaires, comme la kinésine. Le piège fournit un moyen de tenir et de suivre ce que nos mains ne pourraient saisir.
Ces travaux ont valu à Ashkin une part du Nobel de physique de 2018. L'image d'une pince invisible est fidèle au principe, à condition de garder la bonne échelle : il ne s’agit pas d’un projecteur qui capture un vaisseau, mais d’un instrument capable de manipuler le minuscule.
Ce que l’on sait
Piégeage optique microscopique ; aucun objet humain de grande taille lévitant dans un rayon.
Pour aller à la source
- Nobel Prize — Optical Tweezers, popular information 2018 (nouvel onglet)↗
- Arthur Ashkin — Nobel Lecture (nouvel onglet)↗
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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