Quatre secondes de sommeil semblent presque ne pas compter. Chez des manchots à jugulaire suivis pendant la nidification en Antarctique, cette durée correspond pourtant à la moyenne de milliers d’épisodes. Les oiseaux interrompaient leur sommeil sans cesse, au lieu de regrouper leur repos dans une longue période continue.
Pour le vérifier, les chercheurs ont enregistré leur activité cérébrale. Ils ont identifié du sommeil lent affectant un hémisphère ou les deux, avec plus de dix mille épisodes quotidiens. Additionnés, ces fragments représentaient plus de onze heures de sommeil par hémisphère chaque jour. Le total est considérable, même si chacune de ses petites unités paraît dérisoire.
Les animaux réussissaient à se reproduire dans ces conditions. Cela suggère que certains bénéfices du sommeil peuvent s’accumuler malgré une fragmentation extrême. L’étude ne démontre pas que quatre secondes suffiraient aux humains, ni que les manchots dorment ainsi dans toutes les situations. Elle révèle surtout combien un besoin commun peut prendre une organisation inattendue.
Ce que l’on sait
Résultats mesurés chez des oiseaux en période de nidification.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision