Le lamantin mâche des végétaux aquatiques. Ce régime paraît doux, mais les plantes peuvent être mêlées à du sable abrasif. À force de broyer ce mélange, ses molaires s’usent. Une dentition conservée toute la vie finirait donc par perdre progressivement une partie de son efficacité mécanique.
L’animal possède une solution étonnante : de nouvelles dents apparaissent au fond de la mâchoire, puis avancent vers l’avant. Les plus anciennes, devenues trop usées, finissent par tomber. Ce remplacement horizontal a inspiré l’expression anglaise « marching molars », les molaires en marche. Le mouvement est progressif ; il ne faut évidemment pas imaginer des dents glissant soudain pendant chaque bouchée.
Le renouvellement continue au cours de la vie du lamantin. Il accompagne ainsi une contrainte répétée de son alimentation, plutôt que de réparer une seule usure accidentelle. Sous la silhouette tranquille de cet herbivore aquatique se cache une dentition en transformation permanente : quand une molaire arrive au terme de son travail, d’autres ont déjà commencé leur parcours.
Ce que l’on sait
Le déplacement dentaire est progressif et se poursuit toute la vie.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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