Le 5 avril 2019, Hayabusa2 libère un dispositif destiné à frapper Ryugu. Un projectile de cuivre de deux kilogrammes atteint l’astéroïde à grande vitesse. La sonde principale s’éloigne pour éviter les débris, tandis qu’une petite caméra séparée observe l’événement. Les chercheurs disposent ainsi d’un impact dont ils connaissent les conditions.
Trois semaines plus tard, des images montrent une cavité nouvelle, d’environ quatorze mètres et demi au niveau de l’ancienne surface. Elle n’est pas parfaitement circulaire : les blocs déjà présents ont influencé son développement. Les matériaux projetés ont aussi dessiné des directions privilégiées, au lieu de former une éclaboussure uniforme.
Cette cicatrice artificielle aide à comprendre les cratères naturels. Leur taille dépend de la résistance du terrain et de la gravité ; sans connaître ces effets, compter les cratères donne une chronologie incertaine. L’expérience a donc permis d’affiner des estimations de l’histoire de la surface. Elle ne fournit pas, à elle seule, une date de naissance incontestable pour tout l’astéroïde.
Ce que l’on sait
L’âge d’une surface ne correspond pas nécessairement à celui de l’astre.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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