La défense de la myxine devient spectaculaire lorsqu’elle rencontre l’eau de mer. Des sécrétions issues de ses glandes se déploient en un matériau visqueux capable de gêner un prédateur. Pourtant, ce mélange contient très peu de matière produite par l’animal. Une grande partie de son volume correspond à l’eau environnante retenue dans sa structure.
Pour comprendre cette efficacité, des chercheurs ont étudié séparément ses constituants. Le mélange associe des mucines, impliquées dans la viscosité, à de longues fibres protéiques qui contribuent fortement à son élasticité. Leur étude décrit un fonctionnement proche d’un tamis très fin : l’eau se trouve retenue entre des fils recouverts de mucus, plutôt que dans un simple bloc homogène.
Cette architecture est compatible avec une défense contre des prédateurs respirant par des branchies, où le passage de l’eau est essentiel. Elle ne signifie pas que tout adversaire serait tué. L’étonnement vient du matériau : quelques composants libérés au bon endroit suffisent à transformer l’eau disponible en obstacle temporaire.
Ce que l’on sait
L’étude du matériau ne démontre pas la mort systématique des prédateurs.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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