La femelle hippocampe transfère ses œufs dans la poche du mâle, qui porte ensuite les embryons. L’image peut faire croire à un simple sac de transport. Les recherches montrent pourtant un organe actif : les petits ne restent pas isolés de leur père pendant leur développement.
Une équipe de l’université de Sydney a étudié les gènes exprimés dans la poche de l’hippocampe à gros ventre au fil de la gestation. Les résultats indiquent des fonctions liées aux apports nutritifs, à la protection immunitaire et aux échanges avec les embryons. L’oxygénation et l’élimination des déchets comptent aussi parmi les services associés à cet environnement particulier.
Cela ne transforme pas la poche en copie de l’utérus humain. Certaines fonctions et activités génétiques se ressemblent, alors que les structures et leurs histoires évolutives diffèrent. L’étonnement ne tient donc pas uniquement au sexe du parent qui porte les petits : dans cette poche, le mâle contribue physiologiquement à leur développement avant leur libération dans l’eau.
Ce que l’on sait
Des fonctions comparables ne signifient pas des organes identiques.
Pour aller à la source
- Université de Sydney — Male seahorse and human pregnancies remarkably alike, 2015 (nouvel onglet)↗
- Smithsonian Ocean — Pregnant Seahorse (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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