Voir un gecko courir sur une paroi lisse donne envie de chercher une colle sous ses pattes. L’adhérence repose pourtant sur des structures minuscules : des poils ramifiés aux extrémités très fines. Leur contact étroit avec la surface permet à des forces entre molécules de contribuer au maintien de l’animal.
Rester attaché ne suffit cependant pas pour courir. Le gecko doit accrocher puis décoller ses doigts rapidement, dans la bonne direction. Une équipe de Berkeley et de Nankin a filmé des animaux progressant de côté sur des murs. Les images montraient comment les doigts se réorientaient pour supporter le poids malgré le changement de direction.
Les chercheurs ont également ajouté des passages glissants et des irrégularités. Les doigts encore en contact pouvaient redistribuer la charge, tandis que leur souplesse aidait à épouser le terrain. L’exploit associe donc une surface adhésive à des appuis ajustables. Une patte de gecko n’est pas seulement collante : sa manière de se poser compte tout autant.
Ce que l’on sait
Les expériences portent sur des geckos munis de pelotes adhésives.
Pour aller à la source
- Université de Californie à Berkeley — To climb like a gecko, robots need toes, 2020 (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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