Les temples d’Abou Simbel semblent indissociables de leur montagne. Pourtant, les monuments que l’on voit aujourd’hui ont changé d’emplacement. La construction du haut barrage d’Assouan menaçait de les engloutir. Pour les préserver, les spécialistes ont choisi une opération qui paraît d’abord contraire à la conservation : découper la pierre.
Dans le cadre de la campagne internationale lancée par l’UNESCO, les temples ont été divisés en plus d’un millier de blocs. Numérotés, déplacés puis assemblés plus haut et plus loin du futur lac, ces éléments ont retrouvé leur organisation dans une falaise construite pour les accueillir. Le nouveau site a été inauguré le 22 septembre 1968.
Le visiteur peut donc admirer des monuments antiques au sein d’un aménagement moderne. Le sauvetage n’a pas consisté à fabriquer une simple copie à distance : des éléments originaux ont réellement voyagé. Derrière l’apparente immobilité des colosses se cache un chantier international qui a transformé leur position pour leur permettre de rester visibles.
Ce que l’on sait
Le relief d’accueil est reconstruit ; les monuments ont été déplacés.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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