Les cadrans de montre brillent dans le noir. Au début du XXe siècle, cette commodité repose notamment sur des peintures contenant du radium. Dans le New Jersey, de jeunes ouvrières les appliquent avec des pinceaux fins. Leurs responsables leur demandent d’en affiner la pointe avec les lèvres, en assurant que le geste est sans danger.
Il fait pourtant entrer du radium dans leur organisme. Les atteintes apparaissent avec le temps et peuvent être mortelles. Cinq ouvrières engagent une action contre leur employeur, qui conteste sa responsabilité. Il faut transformer une exposition invisible en preuve mesurable.
L’avocat des femmes sollicite Elizabeth Hughes, auparavant chercheuse au National Bureau of Standards. Elle connaît les méthodes de mesure du radon. En analysant l’air expiré par les ouvrières, elle peut rechercher les traces du radium incorporé et contribuer à établir leur contamination.
Son témoignage contribue à leur bataille judiciaire. Un produit vendu pour lire l’heure avait créé un danger invisible, révélé grâce à l’analyse du souffle.
Ce que l’on sait
Les ouvrières de l’usine et les scientifiques du NBS sont deux groupes distincts.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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