Le soir du 13 novembre 1985, le Nevado del Ruiz entre en éruption en Colombie. Des matériaux brûlants interagissent avec la neige et la glace du sommet. L’eau libérée entraîne des débris, puis grossit en ramassant les sédiments des vallées. Ces coulées volcaniques, appelées lahars, prennent la direction d’Armero, à plusieurs dizaines de kilomètres du cratère.
La ville n’est donc pas détruite par une rivière de lave. Elle est envahie par un mélange rapide d’eau, de roches et de boue, capable d’emporter les bâtiments. Des milliers de personnes meurent. Selon le retour d’expérience de l’USGS, les coulées atteignent Armero environ deux heures après l’éruption, mais une alerte efficace n’a pas permis l’évacuation.
Habiter loin du sommet n’écarte pas un danger qui emprunte les rivières. Armero a profondément marqué la surveillance volcanique et la transmission des alertes aux communautés menacées.
Ce que l’on sait
Les lahars sont des coulées de débris et d’eau, distinctes de la lave. Les bilans varient selon le périmètre géographique retenu.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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