En 1982, Dan Shechtman examine au microscope électronique un alliage d’aluminium et de manganèse rapidement solidifié. L’organisation qu’il observe présente une symétrie à cinq branches. Pour la théorie habituelle des cristaux périodiques, ce motif ne devrait pas se trouver là.
Les cristaux étaient alors décrits comme des structures répétant régulièrement un même arrangement. Certaines symétries s’accordent avec cette répétition ; celle que Shechtman voit ne s’y conforme pas. Le plus simple aurait été de chercher seulement une erreur ou un effet trompeur dans l’échantillon.
Il poursuit pourtant ses observations et défend leur interprétation. La publication prend plus de deux ans, dans un contexte de scepticisme scientifique. Les travaux suivants établissent que l’ordre peut exister sans répétition périodique : ces matériaux prennent le nom de quasicristaux.
Le Nobel de chimie de 2011 récompense la découverte. Le matériau n’avait pas enfreint la nature : il révélait les limites de la définition utilisée pour classer les solides.
Ce que l’on sait
Interdit pour une structure périodique classique ; pas une violation des lois physiques.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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