À la bibliothèque de Winterthur, Melissa Tedone examine la couverture en toile verte d’un livre du XIXe siècle, Rustic Adornments for Homes of Taste. Le revêtement ne se comporte pas comme les autres toiles teintes qu’elle connaît. Cette différence lui fait envisager un pigment déjà utilisé dans certains papiers peints anciens.
L’analyse menée par Rosie Grayburn révèle de l’acétoarsénite de cuivre, un composé contenant de l’arsenic. D’autres volumes des collections donnent ensuite des résultats comparables. L’enquête ne porte donc pas sur une intrigue criminelle imprimée dans le livre, mais sur un matériau employé pour lui donner une belle couleur.
Ces découvertes alimentent le Poison Book Project, consacré à l’identification des pigments dangereux dans les livres anciens. Elles ne permettent pas de condamner chaque ouvrage vert : une teinte seule ne remplace pas une analyse. Le renversement reste frappant, puisque le travail de conservation doit ici protéger à la fois le livre et les personnes qui le manipulent.
Ce que l’on sait
Résultats sur des ouvrages analysés ; ni tous les livres verts ni toutes les reliures anciennes ne sont concernés.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision