Après son lancement en 1990, Hubble renvoie des images qui n’ont pas la netteté attendue. L’enquête remonte jusqu’à son grand miroir : sa courbure est incorrecte près du bord. Des rayons qui devraient converger au même endroit ne le font pas, produisant une aberration optique.
Rapporter le miroir dans un atelier n’est pas la solution retenue. Des ingénieurs conçoivent des optiques capables de compenser ce défaut. En décembre 1993, des astronautes installent une nouvelle caméra avec sa correction intégrée, ainsi que le dispositif COSTAR destiné à plusieurs autres instruments.
Le télescope retrouve les performances optiques recherchées alors que son miroir principal n’a pas été retaillé. La comparaison avec des lunettes est donc utile, à condition de se rappeler qu’il s’agit d’un ensemble complexe de miroirs correcteurs. L’erreur de départ n’a pas disparu matériellement : le trajet de la lumière a été organisé pour en annuler l’effet. Une réparation réussie peut parfois consister à corriger autour du défaut.
Ce que l’on sait
Correction optique du défaut ; aucun remplacement ou repolissage du miroir principal pendant cette mission.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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