Un oiseau qui reste longtemps en mer dort-il réellement en volant ? Observer son trajet ne suffit pas. Des chercheurs ont équipé de grandes frégates femelles des Galápagos d’appareils enregistrant leur activité cérébrale, leurs mouvements de tête et leurs déplacements. Il fallait mesurer le sommeil, pas le déduire de leur endurance.
Les enregistrements ont révélé des épisodes de sommeil pendant le vol plané, principalement la nuit. Parfois un seul hémisphère dormait, parfois les deux. Mais ces oiseaux ne transformaient pas leur voyage en longue sieste : ils ne dormaient en moyenne qu’environ quarante-deux minutes par jour en vol, contre plus de douze heures quotidiennement sur la terre ferme.
Cette différence laisse une question fascinante : comment maintiennent-ils leurs performances avec si peu de repos pendant leurs sorties ? L’expérience prouve la présence de sommeil en vol sans résoudre tous ses mécanismes. Elle invite aussi à distinguer deux exploits : dormir sans se poser et supporter, pendant un voyage, une quantité de sommeil très réduite.
Ce que l’on sait
Ces mesures concernent les grandes frégates suivies par l’équipe.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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