Les yeux d’une crevette-mante semblent déjà sortir de l’ordinaire : perchés sur des pédoncules, ils peuvent bouger indépendamment. À l’intérieur, leur équipement est tout aussi étonnant. Selon les espèces, on distingue de nombreux types de photorécepteurs, parfois jusqu’à seize.
Ces crustacés peuvent notamment détecter des ultraviolets et des propriétés de polarisation de la lumière. La polarisation décrit l’orientation des oscillations lumineuses ; ce n’est pas simplement une couleur supplémentaire ajoutée à une boîte de crayons. Leur système visuel recueille des informations différentes de celles qui dominent notre expérience habituelle.
Le chiffre fait rêver à des couleurs inimaginables. Il ne suffit pourtant pas à reconstituer ce que l’animal éprouve. L’étonnement véritable est déjà considérable : un même milieu lumineux peut fournir à deux espèces des informations différentes. Voir autrement ne signifie pas simplement regarder notre monde avec une palette plus grande.
Ce que l’on sait
Regroupe récepteurs et polarisation. La crevette-mante est distincte de la crevette-pistolet ; les mécanismes de frappe et de claquement ne sont pas interchangeables.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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