Le petit crabe Lybia leptochelis transporte une anémone dans chacune de ses pinces. Ces deux partenaires restent vivantes. Une équipe a voulu comprendre comment le crabe acquiert cette paire si particulière. Elle a notamment retiré une anémone à des individus observés en laboratoire, laissant l’autre en place.
Les crabes ont alors partagé leur anémone restante en deux fragments. Après régénération, chaque partie pouvait former une anémone complète, redonnant à l’animal une partenaire dans chaque pince. Lors d’autres rencontres expérimentales, des crabes privés d’anémones en ont pris une, ou un fragment, à un congénère. Le partage pouvait ensuite reprendre à partir de cette acquisition.
Des analyses génétiques sur des animaux prélevés dans la nature ont également trouvé des paires d’anémones identiques génétiquement. Cela concorde avec leur origine clonale, sans mesurer la fréquence de chaque comportement dans le milieu naturel. Ici, un animal peut provoquer la multiplication asexuée d’un autre : la singularité du duo dépasse largement l’allure de minuscules gants de boxe.
Ce que l’on sait
Les manipulations ont été observées en laboratoire.
Pour aller à la source
- PeerJ — Présentation de Schnytzer et collègues, 2017 (nouvel onglet)↗
- Schnytzer et collègues — PeerJ, article archivé dans PMC (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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