Récits curieuxLE TEMPS D’UNE HISTOIRE
FAIT RÉEL · EspaceLE CABINET DE CURIOSITÉS / 019

Cette comète avait une signature chimique qui évoquait les œufs pourris

Rosetta a identifié des molécules familières dans un environnement inaccessible à notre nez.

Rédaction assistée par IA · Sources et précisions

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Une comète est souvent décrite par sa lumière et sa trajectoire. En 2014, les instruments ROSINA de Rosetta ont offert un autre moyen de parler de 67P : les molécules présentes autour de son noyau. Parmi les substances détectées figure le sulfure d’hydrogène, connu sur Terre pour son odeur d’œuf pourri.

L’équipe a aussi identifié de l’ammoniac, du méthanol et d’autres composés. L’ESA a présenté cette combinaison comme un « parfum » pour aider le public à imaginer sa chimie. Les chercheurs n’ont pourtant pas retiré leur casque pour respirer au-dessus de la comète : les mesures proviennent de spectromètres de masse.

Les gaz sont extrêmement dilués dans cet environnement spatial, et une comparaison avec les odeurs terrestres ne décrit pas une atmosphère que l’on pourrait inhaler. L’histoire reste étonnante sans ce raccourci. Une machine envoyée à la rencontre d’un monde lointain a trouvé des signatures chimiques que nos mots peuvent rapprocher d’un produit ménager ou d’un aliment avarié.

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Ce que l’on sait

Molécules détectées par instrument ; odeurs terrestres utilisées comme analogie, sans expérience olfactive humaine sur place.

Pour aller à la source

Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.

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