Un filet apparaît dans l’eau, mais aucun bateau ne l’a posé. Une baleine à bosse produit des bulles autour d’une concentration de krill, puis traverse la zone pour se nourrir. La barrière est faite d’air et d’eau : elle n’a ni mailles solides ni cordages à remonter.
Une étude présentée en 2024 a suivi cette chasse chez des baleines du sud-est de l’Alaska. Les animaux observés ne soufflaient pas tous un cercle identique. Ils pouvaient régler le nombre de réseaux, leur taille, leur profondeur et l’espacement des bulles. Les chercheurs ont relié cette manipulation à une capture accrue de proies sans augmentation équivalente de la dépense énergétique.
Ces observations concernent des baleines chassant seules et des situations étudiées, pas chaque repas de l’espèce. Elles donnent néanmoins une dimension nouvelle à la scène : le grand animal ne se contente pas d’ouvrir la bouche dans un nuage de petites proies. Il modifie d’abord ce nuage à l’aide d’une structure qu’il fabrique lui-même.
Ce que l’on sait
Étude de chasses solitaires ; gain non généralisable à tous les repas.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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