Un œuf supplémentaire apparaît dans le nid d’un autre oiseau. Pour l’anomalospize parasite, la reproduction passe par ce dépôt : une espèce hôte se retrouve à couver un œuf qui n’est pas le sien. La ressemblance de sa coquille avec celles du nid peut alors devenir déterminante.
En Zambie, des chercheurs ont étudié comment cet oiseau conserve plusieurs types d’imitation malgré les croisements entre individus. Leur travail relie des caractères de couleur et de motifs à une transmission maternelle, associée au chromosome W. Une fille peut ainsi hériter du type d’œuf de sa mère sans que le père mélange nécessairement ce caractère avec celui d’une autre lignée.
Ce système favorise des spécialisations, mais il impose aussi des limites face aux œufs des hôtes qui évoluent. L’étude ne décrit pas un animal peignant volontairement sa coquille. Elle révèle plutôt une histoire d’hérédité dans laquelle l’apparence d’un œuf se transmet, tandis que le nid où il est placé appartient à une autre espèce.
Ce que l’on sait
L’hérédité maternelle concerne les caractères d’œufs étudiés ; aucune intention de faussaire démontrée.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision


