Imagine une expérience et sa parfaite image dans un miroir. Les lois physiques imposent-elles toujours le même comportement aux deux ? Longtemps, les physiciens ont supposé cette symétrie conservée dans tous les processus subatomiques. En 1956, une proposition théorique invite à vérifier ce qui avait parfois été accepté sans test décisif.
Chien-Shiung Wu travaille avec une équipe du National Bureau of Standards. Les chercheurs refroidissent un échantillon de cobalt 60 à une température extrêmement basse et orientent ses noyaux grâce à un champ magnétique. Ils mesurent ensuite la direction des électrons émis lors de la désintégration. Le dispositif doit séparer un effet réel d’une simple agitation désordonnée.
Les observations décisives arrivent fin 1956 : les émissions présentent une préférence incompatible avec la symétrie attendue. La conservation de la parité n’est donc pas universelle. Le résultat ne signifie pas que toutes les lois cessent de fonctionner ; il révèle qu’une règle tenue pour générale avait un domaine de validité plus limité.
Ce que l’on sait
Le résultat concerne ici une désintégration bêta, liée à l’interaction faible.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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