La cheminée de Windscale Pile One avait une silhouette étrange : un haut fût surmonté d’une tête massive. Ce volume supérieur n’était pas un caprice architectural. Il abritait un système de filtration ajouté tardivement, à un emplacement inhabituel, tout en haut de la cheminée.
La protection fut surnommée avec ironie « Cockcroft’s Folly », la folie de Cockcroft, du nom du scientifique John Cockcroft. En 1957, un incendie éclate pourtant dans le réacteur. Les filtres prennent alors une importance qu’aucune moquerie ne peut diminuer.
Selon Sellafield et l’autorité britannique de démantèlement nucléaire, ils capturent environ 95 % des poussières radioactives produites lors de l’accident. Ce pourcentage ne signifie pas que tout rejet a été arrêté, ni que l’incendie a été sans conséquences : il décrit l’action des filtres sur les poussières.
La démolition de la cheminée, commencée en 2019, remet ce détail en lumière : cette précaution contestée avait retenu une grande partie des poussières de l’incendie.
Ce que l’on sait
Le chiffre de 95 % est une estimation de poussières capturées, pas de tous les rejets.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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