Ils sont minuscules, vivent habituellement dans des milieux humides et n’ont rien de voyageurs interplanétaires. Pourtant, en septembre 2007, des tardigrades embarquent avec la mission Foton-M3. L’expérience TARDIS étudie leur résistance à une exposition à l’environnement spatial.
Les résultats montrent que certains peuvent survivre au vide. Leur aptitude à supporter la dessiccation est au cœur des questions posées par les chercheurs : comment leurs cellules restent-elles suffisamment préservées pour permettre une reprise après ces conditions extrêmes ?
La performance a des limites. Une exposition expérimentale courte ne démontre pas qu’un animal peut vivre, se nourrir et se reproduire indéfiniment dans l’espace. Elle ne prouve pas non plus une origine extraterrestre de la vie terrestre. Le résultat reste extraordinaire sans ces extrapolations : un animal de notre planète possède des mécanismes capables de lui faire traverser une épreuve qui paraissait hors de son monde.
Ce que l’on sait
Mission de 2007, résultats présentés en 2008 ; survie de certains spécimens sous conditions expérimentales, pas invulnérabilité.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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