En hiver, le fond de la vallée de Rjukan reste dans l’ombre des montagnes. La ville norvégienne n’est pas plongée dans une nuit polaire permanente : c’est le relief qui empêche les rayons directs d’atteindre certains lieux. Pendant que le ciel peut être lumineux, la place attend son soleil.
En 2013, trois miroirs commandés par ordinateur sont mis en service sur le versant. Ils suivent la position solaire et renvoient la lumière vers la place de la ville. Le projet, repris par Martin Andersen, réalise une idée envisagée dès 1913, mais longtemps restée sans solution pratique.
Les miroirs n’illuminent pas toutes les rues et ne déplacent évidemment pas la montagne. Ils créent un espace où les habitants peuvent profiter du soleil direct lorsque le relief l’aurait normalement caché. Il a fallu regarder au-dessus de la ville pour trouver une réponse à ce qui lui manquait en bas : la lumière était présente, simplement située du mauvais côté de l’ombre.
Ce que l’on sait
Ombre liée au relief ; trois miroirs inaugurés en 2013, éclairage limité de la place.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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