Près d’Immendingen, le Danube peut laisser une portion de son lit sans écoulement visible. Son eau s’infiltre dans un sous-sol karstique, où fissures et cavités permettent la circulation. La disparition n’est donc pas une évaporation instantanée : le voyage continue sous les pieds de ceux qui regardent les cailloux.
Une partie de cette eau réapparaît à l’Aachtopf, une puissante source située plus bas. Le lien, longtemps soupçonné, a été démontré par traçage dès 1877 et confirmé par d’autres expériences. La rivière Aach rejoint ensuite le lac de Constance, dans le bassin du Rhin : une même eau a changé de réseau fluvial.
L’importance des pertes varie selon les conditions hydrologiques et les secteurs. Tout le Danube ne disparaît pas définitivement, et le réseau souterrain ne se résume pas à un tuyau unique. Une carte de surface montre le fleuve ; pour suivre réellement son eau, il faut parfois imaginer une seconde carte en profondeur.
Ce que l’on sait
Pertes variables et locales ; le fleuve subsiste en aval.
Pour aller à la source
- LGRB — Donauversinkung und Aachtopf (nouvel onglet)↗
- LGRB — Flusserlebnispfad Hegauer Aach (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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