Vue d’en haut, une rivière à méandres peut revenir très près d’un endroit qu’elle vient de longer. Elle ne remonte pas nécessairement son cours : son lit dessine des courbes qui allongent le trajet par rapport à une ligne droite.
Le National Park Service explique que l’érosion agit sur l’extérieur des courbes, tandis que des matériaux se déposent davantage à l’intérieur. Les méandres peuvent ainsi se déplacer progressivement. Lorsque deux parties du tracé se rejoignent, l’eau peut emprunter un raccourci et délaisser une boucle.
L’ancien passage peut devenir un bras isolé, puis un lac en croissant qui se comble avec le temps. La carte garde parfois la forme d’une rivière que l’eau a déjà quittée. L’histoire n’exige donc ni changement magique de sens ni fleuve traversant deux fois exactement le même point : le paysage porte les traces de ses propres révisions.
Ce que l’on sait
Méandres et recoupement ; pas confusion avec un courant réellement inversé, déjà traité dans une autre notice.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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