Imaginer un monde avec des requins mais sans arbres renverse notre chronologie spontanée. Le Natural History Museum de Londres retrace pourtant une histoire évolutive qui commence avant les premières forêts. Les indices les plus anciens sont de minuscules écailles fossiles, vieilles d’environ 450 millions d’années.
Ces restes imposent une précaution : les spécialistes discutent encore leur attribution à de véritables requins ou à des animaux apparentés. Les formes anciennes n’étaient pas des copies du grand requin blanc actuel. Au fil du temps, cette vaste lignée a produit des corps et des modes de vie très différents.
Des branches ont disparu, d’autres ont traversé de grandes crises biologiques. La survie du groupe ne signifie donc ni immortalité ni absence d’évolution. La vraie surprise est plus vaste qu’un animal prétendument inchangé : derrière les requins modernes se trouve une succession d’espèces dont l’histoire remonte à une Terre presque méconnaissable.
Ce que l’on sait
Ancienneté de la lignée, pas des espèces actuelles ; attribution des premières écailles discutée. Les thèmes ancienneté et extinctions sont réunis ici.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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