Pour la plupart des mammifères, une privation d’oxygène menace le cerveau et les organes. Le rat-taupe nu possède pourtant des adaptations étonnantes à un environnement où l’air peut être difficile à renouveler. Une étude publiée en 2017 a mis en évidence une partie de ce fonctionnement en laboratoire.
Lors des expériences, les animaux ont toléré des conditions pauvres en oxygène et même une période de dix-huit minutes sans oxygène, avant récupération. Les chercheurs ont associé cette résistance à l’utilisation du fructose dans une voie de production d’énergie. Ce changement permet de contourner un blocage rencontré par le fonctionnement métabolique plus habituel dans ces conditions.
Le résultat ne signifie pas que cet animal puisse vivre sans respirer, ni qu’il soit insensible à toute asphyxie. La durée et le protocole font partie de la preuve. Ce qui surprend est plus précis : lorsque le milieu impose une difficulté extrême, ce mammifère peut mobiliser une autre manière d’alimenter ses cellules, au lieu de rester dépendant d’un seul trajet métabolique.
Ce que l’on sait
Expérience de 2017, sans survie indéfinie sans oxygène.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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