À Plitvice, en Croatie, les lacs semblent disposés comme les étages d’un jardin. Leurs séparations ne sont pourtant pas en béton. Elles se forment par accumulation de carbonate de calcium transporté dans l’eau, associant géologie, chimie et organismes vivants.
Les mousses, les algues et certaines bactéries participent à la formation du tuf calcaire, aussi appelé travertin dans la présentation de l’UNESCO. Les dépôts construisent des obstacles qui retiennent l’eau et organisent les bassins. Le vivant n’agit pas comme une équipe munie de plans : il intervient dans des conditions physiques et biologiques favorables à cette accumulation.
Le paysage continue ensuite d’évoluer. Les barrières grandissent, s’érodent et modifient les écoulements ; la qualité de l’eau compte pour les organismes qui contribuent au processus. La vue que l’on admire n’est donc pas un décor terminé une fois pour toutes. Elle est une étape d’un chantier naturel dont les partenaires les plus discrets sont souvent ceux que la photographie ne montre pas.
Ce que l’on sait
Coopération de processus, sans intention de bâtir attribuée aux microorganismes.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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