Une chenille mâche une feuille et la fait vibrer. Le mouvement est infime, mais il peut porter une information. Pour le tester, des chercheurs de l’université du Missouri ont enregistré ces vibrations, puis les ont reproduites sur des plantes sans commencer par les faire dévorer.
L’expérience, présentée en 2014, portait sur Arabidopsis thaliana. Après exposition aux vibrations de mastication, les plantes ont montré une réponse chimique de défense accrue lorsqu’elles ont ensuite été attaquées. D’autres vibrations testées, notamment celles associées au vent, n’ont pas donné le même résultat.
La surprise vient de la méthode autant que de la plante : en rejouant un signal mécanique, les chercheurs ont pu distinguer son effet de celui des blessures. Parler d’une plante qui écoute est une image. Elle n’a pas besoin d’oreilles ni d’une intention consciente pour que son organisme réagisse à ce qui se passe sur une feuille.
Ce que l’on sait
Réponse mesurée chez Arabidopsis dans un protocole précis ; ni audition humaine ni conscience attribuée aux végétaux.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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