Pour Phronima sedentaria, une salpe peut fournir davantage qu’un repas. Ce petit crustacé capture cet animal gélatineux et en retire les tissus internes. Il garde ensuite la structure évidée et la transporte comme un abri dans les eaux où les refuges sont rares.
L’enveloppe n’est pas seulement occupée : Phronima la remodèle et sécrète des substances qui la renforcent. Les femelles y déposent leurs jeunes, lesquels se nourrissent de tissus de la salpe. Le même objet réunit ainsi les fonctions de logement et de ressource alimentaire.
Le crustacé possède aussi un système visuel singulier, avec une petite paire d’yeux latéraux et une grande paire tournée vers le haut. Ces yeux l’aident à observer son environnement depuis l’intérieur de son abri. La maison mobile ne sort donc pas d’une construction en matériaux rapportés : elle provient d’un autre organisme, transformé après sa capture.
Ce que l’on sait
Salpe capturée et évidée ; pas une cohabitation bienveillante avec un hôte intact.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision