Le 15 janvier 1919, un réservoir de mélasse cède à Boston. Le liquide, que l’on associe à une texture épaisse et à la cuisine, se répand dans les rues en masse. L’accident tue vingt et une personnes et en blesse environ cent cinquante.
Le caractère inhabituel de la substance donne parfois à l’événement l’allure d’une anecdote comique. Ce serait oublier les victimes et la violence d’une rupture de réservoir. À une telle échelle, un produit ordinaire devient un danger majeur.
La catastrophe contribue à faire évoluer les exigences concernant les grands réservoirs. La surprise n’est pas une pluie de sirop sortie d’un conte. C’est le changement d’échelle : ce qui tient dans une cuillère peut, accumulé par tonnes et libéré soudainement, bouleverser tout un quartier.
Ce que l’on sait
Le bilan humain est essentiel au récit ; les légendes d’une odeur persistante ne sont pas présentées comme un fait établi.
Pour aller à la source
Références consultées le 20 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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