Dans le groupe des pièces d’échecs de Lewis, certains guerriers accomplissent un geste inattendu : ils mordent le bord de leur propre bouclier. Ce détail est sculpté dans l’ivoire de morse. Il transforme une petite pièce de jeu en personnage expressif, bien loin de la silhouette abstraite d’une tour moderne.
Ces combattants debout remplissent justement le rôle de tours, aussi appelées gardiens. Les conservateurs du Metropolitan Museum les rapprochent des berserkers décrits dans les sagas scandinaves. Leur équipement rappelle celui des autres guerriers du groupe. Les pièces, datées du XIIe siècle, ont été retrouvées en 1831 sur l’île écossaise de Lewis ; leur fabrication est généralement située en Scandinavie.
Le geste raconte donc un imaginaire guerrier, mais ne démontre pas à lui seul les habitudes de tous les combattants médiévaux. Les explications spectaculaires sur leurs états de transe restent à distinguer de l’objet. Pour apprécier cette scène miniature, aucune théorie extraordinaire n’est nécessaire : le sculpteur a donné à une pièce silencieuse une véritable férocité.
Ce que l’on sait
Interprétation iconographique ; aucune explication médicale affirmée.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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