Une plante peut changer d’allure parce que quelque chose d’invisible à l’œil nu a changé dans ses cellules. Janaki Ammal explore cette possibilité en étudiant les chromosomes des végétaux. Son travail relie le microscope au jardin : les différences observées dans les cellules peuvent accompagner des différences de croissance, de feuilles ou de fleurs.
Après ses recherches sur la canne à sucre en Inde, elle étudie de nombreuses plantes horticoles en Angleterre. Avec Cyril Darlington, elle publie en 1945 un atlas des chromosomes des plantes cultivées. Elle rejoint ensuite la Royal Horticultural Society, où ses recherches portent notamment sur des végétaux possédant quatre jeux de chromosomes au lieu de deux.
Les archives de Wisley conservent des spécimens qu’elle a préparés, et un magnolia porte son nom. Les chromosomes ne constituent pas une recette garantissant une plante meilleure à tous égards. Ils offrent cependant une entrée remarquable dans la diversité végétale : pour comprendre un jardin, cette botaniste observait aussi l’organisation intime de ses cellules.
Ce que l’on sait
Multiplier les jeux de chromosomes ne garantit pas tous les caractères souhaités.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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