Un récipient peut se vider sans trou ni inclinaison. À très basse température, l’hélium liquide offre une démonstration déroutante : une mince couche longe la paroi intérieure, franchit le bord puis redescend à l’extérieur. Des gouttes peuvent alors rejoindre le bain d’hélium situé plus bas.
David Lee décrit ce comportement dans sa conférence Nobel. Il concerne notamment l’hélium 4 sous son point de transition, voisin de 2,17 kelvins dans les conditions décrites. Cette température se situe à quelques degrés seulement du zéro absolu. Le liquide présente alors des propriétés superfluides, dont des écoulements sans la résistance interne habituelle et un transport de chaleur exceptionnel.
Le phénomène ne correspond pas à une tasse entière qui bondirait contre la gravité. C’est un film mobile qui relie les différentes surfaces. Les conditions thermiques nécessaires doivent être maintenues. Une paroi peut donc paraître fermer un récipient tout en offrant, à un fluide particulier, un chemin continu que notre expérience quotidienne nous fait facilement oublier.
Ce que l’on sait
Un phénomène de film dans des conditions cryogéniques précises.
Pour aller à la source
- David M. Lee — Conférence Nobel, 1996, page 12 (nouvel onglet)↗
- Nobel Prize — Lev Landau, travaux sur la superfluidité (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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