Pour obtenir un matériau extraordinairement mince, Andre Geim et Konstantin Novoselov ont utilisé un objet banal : du ruban adhésif. En l’appliquant sur du graphite puis en séparant les couches, ils pouvaient produire des fragments de plus en plus fins.
Le graphite est constitué de feuillets de carbone empilés. Une couche isolée correspond au graphène, dont les atomes forment un réseau hexagonal. Son épaisseur atomique ne rend pas pour autant sa découverte évidente : parmi les fragments, il fallait reconnaître ceux qui ne comportaient qu’une couche.
Le choix du support a joué un rôle essentiel. Déposés sur du silicium oxydé dans les bonnes conditions, les feuillets pouvaient être repérés au microscope optique. Le geste simple du ruban n’a donc pas dispensé les chercheurs d’identifier et d’étudier précisément ce qu’ils avaient obtenu.
Le Nobel de physique de 2010 récompense ces expériences. Un geste familier ouvrait un nouveau domaine, à condition d’être associé à une identification et des mesures précises.
Ce que l’on sait
Méthode d’exfoliation et identification sur support ; pas simple crayon transformé spontanément en électronique.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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