Une patte blessée, puis d’autres fourmis qui s’en occupent : jusque-là, le comportement évoque une entraide. Mais chez Camponotus floridanus, les chercheuses et chercheurs ont observé une intervention plus radicale. Lorsqu’une blessure touche le fémur, des ouvrières peuvent retirer toute la patte de leur compagne.
L’étude publiée en 2024 distingue deux situations. Pour une blessure haute, l’amputation s’accompagne d’une survie proche de 90 % dans les conditions testées. Pour une blessure au tibia, les fourmis privilégient le nettoyage de la plaie. Amputer expérimentalement ces pattes basses n’apporte pas le même bénéfice ; les bactéries peuvent se diffuser plus rapidement.
Le contraste est ce qui rend l’observation remarquable : la colonie ne répond pas à toutes les blessures par le même geste. Ces résultats ne prouvent pas que les insectes comprennent une infection comme un chirurgien. Ils montrent pourtant des soins différenciés et mesurables, là où l’on pourrait attendre une simple réaction uniforme à une patte abîmée.
Ce que l’on sait
Résultats expérimentaux chez Camponotus floridanus ; aucune intention médicale consciente démontrée.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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