Un procès suppose habituellement un accusé capable d’entendre les accusations. Celui de Formose défie cette image : en 897, le corps de l’ancien pape, mort l’année précédente, est exhumé et installé pour une procédure contre sa mémoire et son pontificat.
L’épisode, connu comme le concile cadavérique, se déroule dans un contexte de rivalités politiques et religieuses. Étienne VI fait mettre en accusation son prédécesseur. Le cadavre devient ainsi le support visible d’une lutte qui oppose surtout les vivants et leurs alliances.
La condamnation ne constitue même pas le dernier acte de l’histoire. Formose est réhabilité plus tard dans la même année, et sa dépouille reçoit de nouveau une sépulture. Ce retournement rend la scène encore plus saisissante : après avoir fait comparaître un mort, le pouvoir revient sur ce qu’il a décidé contre lui. La tombe n’avait pas suffi à clore le conflit.
Ce que l’on sait
Deux propositions sur le même procès réunies ; récit historique synthétique, sans dialogue inventé ni détails macabres ajoutés.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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