Un cheval galope dans une courte séquence d’images. En 2017, des chercheurs de Harvard ont transformé les informations de ce mouvement en séquences d’ADN, puis les ont introduites dans des bactéries vivantes. Le support de stockage n’était plus seulement une puce ou un disque.
Le système employait CRISPR pour enregistrer des fragments d’information au cours du temps. Les images issues des travaux d’Eadweard Muybridge constituaient une démonstration : pouvait-on conserver non seulement des données, mais aussi l’ordre des images nécessaires pour retrouver le mouvement ?
Les chercheurs ont ensuite séquencé les régions concernées dans la population bactérienne. En rassemblant les informations recueillies, ils ont reconstruit les images et leur succession. Les bactéries ne possédaient évidemment ni écran ni souvenir visuel d’un cheval : elles conservaient des instructions codées.
Il s’agissait d’une preuve de principe. Des pixels étaient traduits en bases d’ADN, puis relus pour rendre le mouvement visible, sans cinéma miniature dans chaque bactérie.
Ce que l’on sait
Données encodées dans une population puis séquencées ; les bactéries ne voient ni ne regardent un film.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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