Deux objets égyptiens ressemblent à de gros orteils : l’un associe du bois et du cuir, l’autre est en cartonnage, un mélange de toile, de colle et de plâtre. S’agissait-il seulement de redonner une apparence complète à un défunt, ou pouvaient-ils avoir servi de son vivant ? Leur présence dans une collection ne suffit pas à trancher.
La chercheuse Jacky Finch a fait réaliser des répliques pour une expérience présentée en 2011 par l’université de Manchester. Deux volontaires privés de leur gros orteil droit les ont testées dans un laboratoire d’analyse de la marche, avec des reproductions de sandales égyptiennes. L’un des participants a particulièrement bien marché avec les deux modèles.
Les résultats soutiennent la possibilité d’un usage fonctionnel ; ils ne ressuscitent pas le propriétaire antique pour lui demander comment il les portait. L’intérêt de cette enquête réside justement dans cette frontière. Pour comprendre un objet immobile depuis des siècles, les chercheurs ont dû lui rendre un mouvement, avec des pieds d’aujourd’hui.
Ce que l’on sait
Expérience sur deux volontaires et des répliques ; fonction antique soutenue, pas observation directe de l’usage ancien.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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