Un masque reste impassible. Il ne sourit pas à l’oiseau qu’on nourrit et ne fronce pas les sourcils lorsqu’on le capture. Cette neutralité en fait un outil précieux pour étudier ce que les corneilles retiennent d’un visage humain.
Dans une étude de l’université de Washington présentée en 2012, les chercheurs portaient un masque lors de la capture des oiseaux. Pendant les semaines suivantes, les personnes qui les nourrissaient en utilisaient un autre. Les deux expressions étaient neutres : ce qui changeait, c’était l’expérience associée au visage.
L’imagerie cérébrale a montré des réponses différentes selon le masque présenté, compatibles avec ces associations négatives ou positives. Les corneilles pouvaient donc relier une apparence à ce qu’elles avaient vécu. Ce résultat ne permet pas de prêter une rancune humaine à chaque oiseau du jardin. Il suffit pourtant à changer le regard : pour certaines corneilles, nous ne sommes pas tous des silhouettes anonymes.
Ce que l’on sait
Corneilles d’Amérique étudiées expérimentalement ; ne pas généraliser cette expérience à tous les corvidés ou à toutes les rencontres.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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