Pour un petit coléoptère aquatique, être avalé entier par une grenouille semble clore l’histoire. Dans les expériences de Shinji Sugiura, la suite a pourtant pris une direction inattendue. Des Regimbartia attenuata ont quitté le corps de leur prédateur vivants, par l’extrémité opposée à celle par laquelle ils étaient entrés.
Dans un essai portant sur quinze insectes avalés par une espèce de grenouille, quatorze sont ressortis vivants. Les délais observés allaient de quelques minutes à plusieurs heures. Les résultats soutiennent un rôle du mouvement de l’insecte dans cette fuite, plutôt qu’un simple passage passif dont il subirait le rythme sans intervenir.
La caméra n’a pas suivi chaque coléoptère à l’intérieur du système digestif : les détails de son trajet et la façon exacte dont il favorise sa sortie restent des explications à examiner. L’observation extérieure est déjà saisissante. Dans ces conditions de laboratoire, une proie minuscule a franchi le corps de l’animal qui venait de l’avaler, avant de reprendre son activité.
Ce que l’on sait
Quatorze survivants sur quinze ; trajet interne non filmé.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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