On s’attend à reconnaître un accent dans une conversation. Beaucoup moins dans les appels de jeunes chèvres. Pourtant, des chercheurs de Queen Mary University of London ont enregistré quatre groupes de chevreaux à deux moments de leur développement : vers une semaine, puis vers cinq semaines.
Les liens de parenté expliquaient une partie des ressemblances entre leurs cris. Mais une autre proximité apparaissait : des demi-frères et demi-sœurs élevés dans le même groupe produisaient des appels de plus en plus semblables. Leur environnement social contribuait donc aussi à façonner leur voix.
Le mot « accent » est une comparaison pour décrire cette plasticité vocale. Les animaux ne discutent pas dans un dialecte humain, et l’étude ne démontre pas une langue régionale des chèvres. Elle révèle quelque chose de plus précis, déjà étonnant : même un répertoire de cris limité peut évoluer avec les compagnons qui l’entourent.
Ce que l’on sait
Résultats publiés en 2012 sur de jeunes chèvres ; accent désigne ici une ressemblance vocale liée au groupe social.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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