Une impulsion lumineuse traverse une bouteille, atteint son bouchon et repart vers le fond. En 2011, des chercheurs du MIT montrent ce trajet dans une vidéo au ralenti. La lumière semble avancer assez lentement pour que notre regard puisse suivre son déplacement.
Le dispositif recueille des données avec une résolution temporelle correspondant à mille milliards d’expositions par seconde. Mais une difficulté reste cachée derrière le résultat : la caméra n’enregistre qu’une mince tranche de la scène. Elle ne produit pas directement une vidéo complète.
Les chercheurs répètent donc la même expérience en repositionnant progressivement la caméra. Le laser et les mesures sont synchronisés, puis des algorithmes assemblent les données en images successives. Environ une heure de collecte était nécessaire pour reconstruire ce passage extrêmement bref.
Ce procédé ne permet donc pas de filmer librement n’importe quel événement imprévisible. La scène doit être reproductible. Le résultat spectaculaire vient autant du calcul que de l’optique : un déplacement invisible à notre échelle devient enfin observable.
Ce que l’on sait
Vidéo reconstruite, pas enregistrement continu d’un événement imprévisible.
Pour aller à la source
Références consultées le 11 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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