L’argonaute semble porter une petite coquille blanche en spirale, si fine qu’on l’appelle parfois nautile de papier. L’animal est pourtant une pieuvre. Son enveloppe ne provient pas du manteau, comme une coquille classique de mollusque : elle est produite par des tissus de ses bras.
Seules les femelles construisent cette structure de carbonate de calcium, qui sert notamment à protéger les œufs. Elle participe aussi à leur flottabilité. L’argonaute peut y prendre de l’air à la surface, puis descendre ; la compression de cet air contribue à compenser le poids de son corps.
L’idée ancienne selon laquelle ces animaux empruntaient une coquille à d’autres espèces s’est révélée erronée. La ressemblance avait fait imaginer une propriété qui n’était pas la leur. Ce que l’on prenait pour un logement récupéré est donc une construction personnelle, à la fois chambre pour les jeunes et accessoire de suspension dans l’eau.
Ce que l’on sait
Enveloppe des femelles, différente d’une coquille sécrétée par le manteau ; pas un nautile véritable.
Pour aller à la source
Références consultées le 3 octobre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
Signaler une erreur ou apporter une précision