En 1982, un plongeur découvre au large de la Turquie les vestiges d’un navire de l’âge du Bronze. L’épave d’Uluburun transportait notamment du cuivre et de l’étain, dans des proportions adaptées à la fabrication du bronze. Mais ces métaux ne constituaient qu’une partie de son chargement exceptionnel.
Les fouilles ont aussi révélé des récipients, des bijoux, du verre brut, de l’ivoire et des coquilles d’œufs d’autruche. Des matériaux et des objets venus de régions différentes voyageaient ainsi ensemble, vers la fin du XIVe siècle avant notre ère. Pour les archéologues, cette diversité apporte un témoignage concret sur les échanges entre sociétés méditerranéennes.
L’étude n’a pas consisté à relever un trésor en une seule plongée : onze campagnes ont été nécessaires entre 1984 et 1994. Les ancres et les fragments de coque comptent autant que les objets précieux. Le navire ne livre pas chaque étape de son itinéraire, mais sa cargaison montre combien des mondes anciens pouvaient déjà être reliés par la mer.
Ce que l’on sait
Les objets n’établissent pas toutes les escales du navire.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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