Des pointes se dressent côte à côte, séparées par des passages étroits. À distance, les tsingy de Bemaraha rappellent une forêt. Pourtant, ces aiguilles ne sont ni des troncs morts ni des arbres pétrifiés : elles appartiennent à un massif calcaire découpé.
L’UNESCO décrit ce relief karstique de l’ouest de Madagascar comme un ensemble de hauts pinacles et de gorges. Il fait aujourd’hui partie du bien des forêts sèches de l’Andrefana. Les formations minérales côtoient des habitats boisés et d’autres milieux où vivent notamment des espèces propres à Madagascar. Le décor de pierre ne remplace donc pas toute présence végétale.
Le mot forêt sert ici de comparaison visuelle. Il aide à imaginer l’accumulation des pointes, puis devient trompeur si on le prend littéralement. Le changement de regard est justement ce qui rend le lieu saisissant : la silhouette familière d’un couvert d’arbres apparaît sans bois et sans branches. Le paysage ressemble à quelque chose que l’on connaît, tout en racontant une tout autre histoire.
Ce que l’on sait
« Forêt » métaphorique ; aiguilles calcaires, pas arbres fossilisés.
Pour aller à la source
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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