Devant un grand voilier de bois indonésien, on pourrait croire que pinisi désigne simplement la forme de sa coque. Le dossier patrimonial précise autre chose : le terme renvoie littéralement au gréement et aux voiles de la goélette de Sulawesi. Son usage public est devenu l’emblème d’une tradition de construction navale beaucoup plus large.
Dans les chantiers de Bulukumba, la fabrication réunit des fonctions complémentaires. Le maître constructeur travaille avec une équipe d’ouvriers, pour un commanditaire, dans un atelier appelé bantilang. Les étapes demandent précision et coopération, tout en comprenant des dimensions rituelles. Ce qui paraît être un seul objet condense ainsi une organisation du travail et plusieurs savoirs spécialisés.
L’inscription de 2017 concerne cet art de construire, transmis au sein des familles et au-delà. À Tana Beru, des chercheurs de l’université Hasanuddin ont encore observé ces activités en 2025. Parler d’une tradition vivante n’oblige donc pas à imaginer des bateaux identiques depuis des siècles : les artisans continuent de travailler dans un contexte économique contemporain.
Ce que l’on sait
Le gréement ne définit pas une coque unique.
Pour aller à la source
- UNESCO — Inventaire indonésien du pinisi (nouvel onglet)↗
- UNESCO — Présentation du patrimoine pinisi (nouvel onglet)↗
- Université Hasanuddin — Observations à Tana Beru, 2025 (nouvel onglet)↗
Références consultées le 21 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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