Dans une région montagneuse de Turquie, parler à quelqu’un ne signifie pas toujours articuler à voix ordinaire. Des communautés agricoles utilisent une parole sifflée : les sons reproduisent des mots et permettent de communiquer à distance dans un relief accidenté.
Ce n’est pas un simple signal convenu pour dire bonjour. Il s’agit d’une manière de porter le langage autrement, apprise notamment dans les familles. Le paysage a contribué à rendre cette pratique utile ; les relations entre les habitants lui donnent sa place dans la vie collective.
Puis arrive un outil qui résout le même problème : le téléphone portable. L’UNESCO décrit cette concurrence parmi les menaces pesant sur la transmission. La difficulté n’est plus seulement de se faire entendre de l’autre côté de la montagne. Elle devient celle de donner aux générations suivantes une raison d’apprendre à siffler.
Ce que l’on sait
Pratique locale inscrite en 2017 sur la Liste de sauvegarde urgente ; ne pas la présenter comme une habitude de toute la Turquie.
Pour aller à la source
Références consultées le 20 septembre 2026. Les pages liées peuvent être dans une autre langue.
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